La sécheresse et l'invasion de criquets qui s'ensuit frappent les steppes de Mongolie, provoquant une grave famine et une révolte contre l'empire chinois par les Xiongnu.
Temüjin retourne au sein du clan Khonigrad et rencontre Dei Sechen afin d'épouser Börte. Ce dernier consent et accompagne les jeunes mariés au camp de Temüjin.
Gengis Khan soumet la tribu des Jurkin après qu'il l'ait offensé en refusant de participer à la campagne tatare. Après avoir exécuté leurs dirigeants, il demande à Belgutei de briser symboliquement le dos d'un Jurkin de premier plan lors d'un match de lutte mis en scène en guise de représailles. Ce dernier incident, qui contrevient aux coutumes mongoles de justice, n'est évoqué que par l'auteur de l'Histoire secrète, qui le désapprouve ouvertement.
Un groupe de tribus mécontentes, dont les Khonigrad, les Tayichiud et les Tatars, jurent de briser la domination de l'alliance Borjigin-Kereit, en élisant Djamuqa comme chef et Gurkhan.
Les Tatars sont battus et massacrés par Temüjin, qui réduit les survivants en esclavage et les répartis parmi ses alliés. Toghril mène conjointement une campagne contre les Merkit qui sont battus.
Gengis Khan affronte ses deux anciens alliés. Après avoir vaincu les Naïmans, il soumet Toghril et exécute Djamuqa, devenant le dernier khan de la steppe mongole.
Les Mongols commencent à harceler les colonies frontalières du royaume des Xia occidentaux dirigé par les Tangoutes, apparemment en représailles pour avoir permis à Senggum, le fils de Toghril, d'y trouver refuge.
Gengis Khan laisse un recueil de lois mongoles appelé Yassa. Ce code politique et moral teinté de traditions ancestrales servira de référence à ses successeurs.
Gengis Khan interrompt soudain ses campagnes en Asie centrale. Il renonce également à ses ambitions sur l'Inde, à cause du climat défavorable aux chevaux et de présages défavorables.
L'explorateur flamand Wilhelm von Rubruk atteint la capitale mongole Karakorum, où lui et ses compagnons sont autorisés à séjourner plusieurs mois à la cour du grand Khan Möngke Khan.
A la mort du grand khan des Mongols Toghan Tèmur, son fils Ayourchiridhara prend le titre d’empereur à Karakorum, sans renoncer au projet de reconquérir la Chine.
Les troupes mongoles du grand khan Togustemur sont écrasées par une armée chinoise des Ming sur le Buyur Nor. Karakorum est rasée. Togustemur est assassiné peu après. La Mongolie sombre dans l’anarchie.
Profitant de la faiblesse de Karakorum, quelques féodaux de la région limitrophe de la Chine se soumettent à l’autorité des Ming. L’empereur chinois ordonne d’organiser les districts des trois tribus ouriankhaï sur le territoire du seigneur Nagatchou, dans la région de Kalgan, peuplés d’environ 200 000 personnes. La Chine attribue des bénéfices aux princes et hauts fonctionnaires du nouvel état nomade.
Ugetchi, chef de la tribu des Kergüd (Kirghizes), tente d'établir son hégémonie sur les tribus mongoles et se révolte contre le grand khan Elbek, qui est détrôné et tué. Peu de temps après son avènement, Ugetchi est vaincu par Arouktaï, chef des Asod (Alains), et Ma-ha-mou, chef des Oïrats.
Avec la signature du traité de Kyakhta, la Mongolie extérieure redevient de jure une partie de la République de Chine, et de facto un protectorat de la Russie.
Après que les forces russes dirigées par le baron Roman von Ungern-Sternberg chassent les Chinois, le Bogd Khan est réinstallé en tant qu'empereur de Mongolie.
Une monarchie indépendante est proclamée en Mongolie. Le baron germano-balte Roman von Ungern-Sternberg devient l'unique dirigeant sous le chef nominal Bogd Khan. Une dictature de six mois commence.
L'Union soviétique et le gouvernement de Beiyang signent un accord stipulant que la Mongolie extérieure est une partie inséparable de la République de Chine, et l'Union soviétique promet de respecter sa souveraineté.
Le Comité central du Parti révolutionnaire populaire mongol élit Yumjaagiin Tsedenbal au poste de secrétaire général, marquant le début de son mandat de 44 ans en tant que dirigeant de facto de la Mongolie.
Une conférence internationale de deux jours à Tokyo, consacrée à l'aide à la Mongolie, décide d'octroyer une aide économique de 320 millions de dollars. Ce pays d'Asie centrale est confronté à une grave pénurie alimentaire suite à l'arrêt des importations en provenance de l'ex- Union soviétique.
L'élection présidentielle a lieu afin d'élire le Président du pays. Le scrutin conduit à une alternance avec la victoire dès le premier tour d'Ukhnaagiin Khürelsükh, du Parti du peuple mongo.