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Savoie (168 événements)
Savoie

(168 événements)

Avril
24/04
Le roi de Bourgogne Rodolphe III fait une donation importante en faveur de son épouse Hermengarde de Savoie, de terres qui reviendront finalement au frère de la reine et probable futur comte de Savoie Humbert Ier aux Blanches Mains.
 
Alphonse Ier épouse Mathilde de Savoie.
Mars
15/03
Le comte Thomas Ier de Savoie achète, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au comte Berlion, la ville de Chambéry pour en faire sa capitale.
Novembre
24/11
Un éboulement d'une tranche de la face nord du Granier, en Savoie, fait env 2000 morts, et forme les vignobles vallonnés des Abymes.
Juin
21/06
Turin est cédée, en échange de la liberté, par le marquis Guillaume VII de Monferrato à Thomas III de Savoie : à partir de cette date, l’ histoire de la ville est liée à celle des Savoie.
Août
27/08
Bataille de Saint-Quentin.
Novembre
04/11
Aymon de Savoie devient comte de Savoie.
Juin
22/06
Amédée VI, le Comte Vert, devient comte de Savoie.
Janvier
05/01
Le traité de Paris signé entre le roi de France Jean II le Bon et le comte de Savoie Amédée VI établit la limite entre la Savoie et le Dauphiné.
Juin
11/06
Parti de Chambéry le 8 février, Amédée VI de Savoie arrive à Venise où il prend possession d'une flotte pour mener une campagne militaire en soutien de Constantinople contre la Bulgarie.
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Amédée VI de Savoie prend Générallipoli aux Ottomans.
Janvier
23/01
Le flotte d'Amédée VI de Savoie passe en Mer Noire et libère l'empereur romain d'Orient Jean V Paléologue.
Mars
04/03
Traité entre le roi Charles V de France et le comte Amédée VI de Savoie qui s'engagent à se livrer réciproquement les criminels.
Mars
01/03
Amédée VII devient comte de Savoie sous la régence de sa mère Bonne de Bourbon.
 
La princesse Blanche Marie de Savoie meurt à Pavie.
Septembre
28/09
A la suite de la succession sans héritier naturel de la reine Jeanne d'Anjou et à la guerre de l'Union d'Aix, la Provence orientale - rive gauche du Var - se constitue en Nouvelles terre de Provence et s'inféode à la Maison de Savoie. C'est la dédition de Nice à la Savoie20. Jean Grimaldi de Beuil place ses fiefs sous la suzeraineté d'Amédée VII de Savoie.
Novembre
01/11
Début du règne d'Amédée VIII de Savoie.
Mai
 
Amédée VIII de Savoie épouse Marie de Bourgogne.
Octobre
27/10
Mariage de Amédée VIII de Savoie avec Marie de Bourgogne.
Décembre
21/12
L’antipape Benoît XIII est à Nice où il est reçu par Amédée VIII de Savoie.
Octobre
05/10
Yolande d'Aragon accepte de signer un traité par lequel elle reconnaît au comte de Savoie tous les droits sur les Terres neuves de Provence et Nice.
Novembre
13/11
Bataille de la Planta.
Août
16/08
Le traité de Fribourg met fin aux guerres de Bourgogne. Les Suisses victorieux rendent au duc de Savoie le pays de Vaud contre une substantielle somme d'or. Ils conservent Grandson, Echallens-Orbe et Morat.
Avril
24/04
Charles III de Savoie, “prévoyant quelque tempête sur ses états”, vient visiter Nice et ses fortifications.
Mai
10/05
Charles III de Savoie quitte Nice.
Avril
03/04
Le duc Charles de Savoie rachète le château de Ste-Agnès à Augustin de Monaco.
Avril
09/04
La duchesse de Savoie Béatrice, en route pour l'Espagne, débarque à Nice en raison de sa grossesse avancée.
Juin
05/06
Le duc de Savoie Charles rejoint sa femme Béatrice à Nice.
Novembre
29/11
La duchesse de Savoie Béatrice, fatiguée par une dernière grossesse, fait son testament à Nice.
Mai
16/05
Paul III arrive à Nice à bord d'une galère impériale mais les Niçois, à l'instigation du duc Charles de Savoie, refusent de l'accueillir : il s'établit hors la ville au Couvent Ste-Croix.
Juin
03/06
L'empereur Charles Quint vient à Nice discuter sous le château avec le pape Paul III, tandis que le duc Charles de Savoie reçoit de François Ier un excellent accueil qui lui fait penser qu'il va lui rendre ses Etats.
Juillet
07/07
Charles de Savoie salue Charles-Quint en mer, passant en vue de Nice, puis envoie solliciter François Ier de lui rendre ses états.
Novembre
20/11
Le duc Charles III ratifie avec l'envoyé du Grand Conseil de France certaines clauses de la trêve de 10 ans.
Avril
15/04
Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie confirme les privilèges du port de Villefranche.
Août
19/08
Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie fixe, par un édit, une quantité minimum d'achat de sel par trimestre et par personne.
Décembre
12/12
Turin est restituée au duc de Savoie par la France.
Mai
24/05
L'alliance militaire "Sainte Ligue" est signée à Rome par l'Espagne, la Savoie, la Sicile, Venise, Gênes et Malte.
Septembre
01/09
Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie vient avec sa cour passer l'hiver à Nice.
Août
30/08
Charles Emmanuel Ier le Grand devient duc de Savoie.
Mai
26/05
La France ratifie la prise de possession de Tende par la Savoie.
Août
25/08
Les électeurs de l'empire assemblés déclarent que le duc de Savoie, comme vicaire perpétuel de l'empire, devait jouir du droit de prééminence sur les autres princes d'Italie.
Octobre
01/10
Profitant des troubles intérieurs français, Charles-Emmanuel Ier de Savoie s'empare, le 1er octobre 1588, du marquisat de Saluces sous prétexte d'empêcher le chef des protestants en Dauphiné, Lesdiguières, de le prendre pour répandre ses doctrines en Italie.
Septembre
04/09
L'armée savoyarde passe le Var pour envahir la Provence.
Février
21/02
Casaux prend le pouvoir à Marseille et y proclame la république : il exerce une dictature, s'affranchissant du roi de France, de la Ligue et du duc de Savoie Charles-Emmanuel.
Novembre
30/11
Les envoyés du duc de Guise viennent faire publier à Nice une nouvelle trêve de 3 mois entre Provençaux et Savoyards.
Novembre
15/11
Le duc Charles-Emmanuel de Savoie, accompagné du comte de Beuil, quitte Nice pour aller à Paris discuter de ses droits avec Henri IV.
Décembre
14/12
Charles-Emmanuel, duc de Savoie, est reçu au château de Fontainebleau.
Mars
 
Le duc de Savoie repart très mécontent pour ses États. Il s'adresse à la cour d'Espagne par l'intermédiaire du gouverneur de Milan Pedro Enríquez de Acevedo, comte de Fuentes, pour l'assister dans ses projets.
Juillet
05/07
Afin de couper court aux intrigues, Henri IV se prépare à la guerre. Il se rend à Lyon pour organiser l'armée des Alpes et se rapprocher du futur théâtre des opérations. À cet effet, Henri de Schomberg fournit 2 000 lansquenets allemands, une milice provinciale incorporée en grande partie dans les Gardes françaises.
Août
05/08
Le seigneur de Berny, par courrier, avertit Henri IV que le duc de Savoie ne veut pas exécuter le traité.
11/08
Le roi Henri IV déclare la guerre à la Savoie.
13/08
Bourg-en-Bresse est prise par le maréchal Biron. La citadelle résistant, Biron confie le blocus au lieutenant général en Bourgogne Edme de Malain baron de Lux, avec quelques troupes d'infanterie pour garder les batteries.
14/08
Henri IV établit son quartier général à Grenoble emmenant avec lui sa cavalerie, forte de 400 hommes, les Gardes françaises, trois compagnies suisses et 4 canons provenant du fort Barraux et rejoignant ainsi le corps du maréchal Lesdiguières, accompagné des arquebusiers de Créquy, des régiments de Nérestang et de Balagny, 3 compagnies des Gardes françaises, les carabins du Dauphiné et 2 canons, qui l'avait précédé.
16/08
La ville de Montmélian est prise par Charles II de Créquy en présence de son beau-père, le maréchal Lesdiguières, et du roi de France. Les auteurs contemporains donnent des dates différentes. L'historien Barbiche indique la date du 14[8] quant à Babelon, dans sa biographie du roi de France, donne le 17[9]. S'il est souvent indiqué que le siège de Montmélian dure 3 mois, la prise de la ville fut rapide ; c'est le siège de la citadelle qui dure 3 mois.
17/08
Au matin, Henri IV est aux Marches, où il dort le soir même et dans la journée, il est dans les faubourgs de Chambéry. La ville, dont les fortifications sont faibles et sa situation peu avantageuse, est défendue par une garnison de 400 hommes. Le roi accorde 4 jours aux habitants pour se rendre.
20/08
Le roi de France suivi de Berton de Crillon et de ses chevau-légers arrivent devant la ville de Chambéry.
21/08
La ville de Chambéry ouvre ses portes aux troupes du Roi de France. Le comte Chabod de Jacob, gouverneur de la Savoie, et les bourgeois se réfugient alors avec la garnison dans la citadelle. Le même jour, Belley et Rumilly sont prises, et Aix-les-Bains est abandonné par ses habitants.
22/08
Le corps d'armée de Lesdiguières part de Montmélian en direction de Saint-Pierre-d'Albigny et du château de Miolans et met le feu aux faubourgs de Conflans. Les habitants se retirent dans la ville alors que le maréchal passe la nuit à Saint-Pierre-d'Albigny.
23/08
Laissant une partie de ses troupes face à Conflans, Lesdiguières s'avance vers le château de Miolans qui est bâti sur un rocher très haut, escarpé de tous côtés et dont l'Isère passe au pied.
24/08
A la vue des troupes royales françaises, les défenseurs, commandés par Jacques de Cerisier, écuyer et seigneur d'Argis-en-Bugey, se rendent rapidement et promettent de sortir le 28 août à midi.
25/08
Lesdiguières, commence le siège du château de Conflans construit à la jonction de l'Arly et de l'Isère pour défendre l'entrée de la Tarentaise et qui était défendu par environ 1 000 à 1 300 soldats. Les Français font passer leurs batteries sur les bosses qui dominent la bourgade et battent la forteresse. Une brèche fut faite mais les assiégés prévinrent l'assaut. Ils négocièrent et consentirent leur reddition « à condition qu'on leur laiſſeroit vie " bagues ſauves, " furent eſcortés juſqu'en lieu de ſûreté ». Pendant ce temps, le roi Henri avait envoyé le duc de Sully visiter les citadelles de Sainte-Catherine, de Seyssel, de Pierre-Châtel, de Châtillon-sur-Cluses, de Bourg-en-Bresse et autres places de la Bresse afin de les capturer.
27/08
Le fort de Conflans capitule. Les 1 030 soldats commandés par le baron Nicolas de Vateville, marquis de Versoy, rendent la place au roi dont l'armée était moins nombreuse.
28/08
600 soldats français sous les ordres de du Plessis occupent le château de Conflans. Il ne restait plus comme défense que la tour de Charbonnières, défense clé de la Maurienne défendue par quelques compagnies du régiment piémontais de Bindi sous les ordres du gouverneur Humbert de Saix, seigneur d'Arnens. Le fort était situé à l'entrée des gorges étroites qui s'étendent au pied du Mont-Cenis après la ville de Modane. « Ce château eſt bâti sur l'Iſère, au sommet d'un rocher inacceſſible de toutes parts excepté par un ſentier étroit qui conduit à la Porterie ». Le roi dîne au château de Miolans, puis se dirige sur Charbonnières pour y faire le siège et couche à Chamoux.
29/08
Pendant que l'armée française retourne à Saint-Pierre-d'Albigny Créquy et Abel de Bérenger de Morges sont détachés avec leurs troupes pour investir le fort de Charbonnières. Leur rapidité d'action faillit surprendre la garnison du fort qui songeait à brûler le poste, de peur que les troupes françaises n'y logent. Le marquis de Rosny fit mettre en batterie 10 gros canons et 2 plus petits, sur les sommets dominant le château, qui tirèrent 637 coups avant que la garnison, sans espérance d'être secourue, demandât à capituler « en lui accordant vies " bagues ſauves ; du reste on convint qu'elle ſotiroit de la place, mêches éteintes " ſans drapeaux. ».
31/08
Au terme de l'acte de reddition, le roi prend possession de la totalité de la place de Chambéry. Il permet à tous les officiers du Duc de Savoie qui ne voulaient pas rester dans la ville de se retirer. Le comte Chabod de Jacob avec 300 soldats « enseignes déployées, tambour battant, vies et bagues sauves » quittent le château, et reçoivent la permission du Roi de passer en Tarentaise.
Septembre
01/09
Lesdiguières loge à Bettonet.
02/09
Le roi Henri IV loge à Chamoux et toute l'armée passe l'Isère sur des bateaux.
10/09
Prise du château de Charbonnières par les forces françaises du maréchal de Lesdiguières, face aux troupes du duc de Savoie.
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La capitulation du château de Charbonnières est signée, mais « ce qu'il y avait de plus brave parmi les aſſiégés, ayant refuſé de l'accepter, comme n'étant pas aſſez honorable, on recommença à battre la place, qui ſe rendit auſſi-tôt après. ».
11/09
Henri IV quitte le château de Charbonnières, se dirige sur Grenoble et dort à La Rochette.
12/09
Le Roi dine à Grenoble et passe la nuit à Saint-André-la-Côte, près de Lyon.
13/09
Lesdiguières loge à La Chambre. Pendant ce temps le Roi vaque à ses affaires à Lyon et couche à Grenoble où il reste 8 jours.
14/09
Lesdiguières arrive devant Saint-Jean-de-Maurienne.
15/09
Les Français pointent les canons sur le château de Saint-Jean de Maurienne et somment les défenseurs qui quittent la place sans discussion.
16/09
Lesdiguières établit le vicomte de Pasquiers pour commander le fort de Saint-Jean-de Maurienne.
17/09
Lesdiguières envoie une troupe investir le château de Saint-Michel-de-Maurienne.
18/09
A l'arrivée de Lesdiguières, le gouverneur quitte la place sans capitulation, et les Français laissent une garnison. La vallée de la Maurienne étant ainsi totalement conquise, l'armée française retourne sur ses pas.
20/09
L'armée française est à Conflans et se prépare à entrer en Tarentaise, où ils trouvent sur leur chemin le capitaine italien Rosso qui couvre la retraite du comte d'Alligny.
21/09
Rosso défend le col d'Aigueblanche et Lesdiguières attaque les barricades de Briançon situées en bas du fort de Briançon qui ferment le passage. Les Italiens logés sur le roc au-dessus ne lui permettant pas de passer, le maréchal passe alors la nuit à Aiguebelle situé à 1/2 lieue. Il y retrouve de Créquy qui était arrivé de Maurienne en passant par la montagne de La Chambre.
22/09
Le régiment de Créquy finit par prendre les barricades des Piémontais. L'armée française, forte de 3 500 hommes, arrive devant la capitale de la Tarentaise, Moûtiers, qui n'est évacuée par Rosso qu'après trois assauts. Les Français entrent dans la ville et s'y barricadent. Lesdiguières fait alors investir le fort de Briançon et demande des canons. Poussés par les Français, les Piémontais reculent ensuite sur la route du col du Petit-Saint-Bernard combattant pied à pied à Villette, Aime, Bellentre et Séez avant d'être rejetés au-delà du col du Petit-Saint-Bernard. À cette époque, plus au Nord, à 2 lieues de Genève, il existait près de Viry le fort Sainte-Catherine, construit par le duc de Savoie, qui faisait peser une menace constante sur la cité indépendante. « Le fort est situé sur un tertre au milieu d'une rase campagne dont il parait être le centre ».
25/09
Un aide de camp du duc de Guise prévient Annibal Grimaldi qu'un ordre exprès ordonne aux troupes françaises d'attaquer. Immédiatement, le gouverneur niçois fait appel aux gentilshommes et à la milice royale de la province qui viennent immédiatement renforcer la garnison.
28/09
Les troupes françaises campent sous les murs de Nice. Les défenseurs se trouvent assez forts pour effectuer une sortie. Les Français se replient jusqu'au Var, dont un violent orage venait d'emporter les ponts. Ils traversent donc la rivière à gué ; attaqués par les Niçois, ils subissent quelques pertes.
30/09
Henri IV quitte Chambéry avec Henri Ier de Savoie-Nemours et environ 10 000 hommes, prenant la direction d'Aix-les-Bains.
Octobre
01/10
A la nuit tombée, un détachement de 600 Français arrive aux portes de Nice, qu'ils espéraient surprendre. Mais les gardes piémontais tuent les pétardiers et font une sortie. Le duc de Guise, qui était à la tête des troupes, se retire à la hâte et rentre en Provence.
03/10
Henri IV est à Aix puis se dirige sur Annecy.
05/10
Le roi de France fait une entrée triomphale à Annecy accompagné de la Cornette Blanche, du régiment de Nérestang et passe la nuit au château. Il reste dans la ville 3 jours durant lesquels il reçoit le maréchal de Biron, la noblesse genevoise, leur promettant de prendre le fort Sainte-Catherine afin de les préserver de toute agression savoyarde et envoie François de Bassompierre rendre visite à Théodore de Bèze.
06/10
En Tarentaise, deux canons arrivent qui sont immédiatement mis en batterie devant le fort de Briançon.
07/10
Les défenseurs de Briançon sont copieusement bombardés et attaqués. Ils se réfugient alors dans une tour à un coin du rocher. Les Français escaladent la place, capturent le gouverneur qui était blessé, et se dirigent droit sur la tour. Les défenseurs se rendent. Les 2 canons sont envoyés pour réduire le château Saint-Jacques dit aussi Saint-Jaquemoz/Saint-Jacome, qui commande l'étroit du Siaix et l'accès à la Haute-Tarentaise. Les Français ne peuvent approcher du fort de Saint-Jaquemoz que par un chemin très étroit. Les deux pièces d'artillerie renversent les retranchements des Savoyards. Une mêlée sanglante s'ensuit et dure jusqu'à ce que la grave blessure de leur commandant, monsieur Lod, les pousse à la déroute.
08/10
Le Roi, après des relations diplomatiques avec les Genevois, quitte Annecy.
09/10
Le Roi est à Faverges et passe la nuit au château. « Le village fut brulé en partie par l'inadvertance de la cuisine de bouche où le feu se prit ».
10/10
Le Roi arrive à Beaufort et passe la nuit au château de La Sallaz.
11/10
Le Roi fait une reconnaissance du Cormet d'Arêches, l'un des passages par lesquels Charles-Emmanuel Ier de Savoie et son armée pouvaient entrer en Savoie pour porter secours à Montmélian, enlève un poste avancé piémontais puis retourne à Beaufort y passer la nuit. Dans la nuit, en Tarentaise, après être passés à portée des arquebuses, les 2 canons sont mis en batterie devant Saint-Jacome.
12/10
Avec 8 000 hommes, le Roi quitte le château et arrive le soir à Saint-Pierre-d'Albigny. En Tarentaise, dès le matin, les canons commencent à tirer, détruisant une partie du château Saint-Jacques. À 15 heures, les 300 défenseurs de château de Saint-Jacques se rendent[.
13/10
Le roi est à Montmélian où il entre en pourparler avec les défenseurs, sans succès. Le soir, il est à Chambéry. Lesdiguières retourne à Montmélian rejoindre le Roi. Au soir, le roi réunit toutes ses forces contre le château de Montmélian.
25/10
Le légat du Pape cherchant un moyen de conclure la paix, engage le duc à consentir un accord. Le duc de Savoie promet par écrit de donner en échange du marquisat de Saluces, la Bresse, le bailliage de Gex et la vallée de Barcelonnette avec une somme d'argent.
Novembre
07/11
Charles-Emmanuel Ier de Savoie quitte le val d'Aoste avec 22 500 combattants piémontais, espagnols, suisses et savoyards, pour franchir le col du Petit-Saint-Bernard puis redescendre dans la vallée de la Tarentaise. Toutefois 4 000 soldats espagnols prêtés au duc par le comte de Fuentès refusent de dépasser le Saint-Bernard. Les passages du col du Petit-Saint-Bernard au pas de Seltz étant gardés par des éléments des régiments de Navarre et de Chambaud, la menace d'attaque des troupes savoyardes, n'effraya pas les Français. Le duc de Sully reçoit l'autorisation du Roi de France d'aller assiéger la forteresse de Montmélian et le corps d'infanterie de Lesdiguière reprend la route de la Tarentaise.
09/11
Lesdiguières couche à Conflans.
10/11
Lesdiguières est à Aigueblanche. Le matin, l'avant-garde savoyarde, conduite par le seigneur d'Albigny, passe le col du Petit-Saint-Bernard.
11/11
La totalité de l'armée du duc de Savoie est passée ; la bataille est imminente. Le duc établit son quartier général à Villette, faisant face aux avant-postes français installés sur le pas de Séez. Lesdiguières est avec son armée à Moûtiers.
12/11
Le Roi accourt de Chambéry en voulant engager une escarmouche dès le lendemain. Les Français lancent des reconnaissances sur Montgiraud, Villette et Aime pour s'approcher du col du Petit-Saint-Bernard et occupent les montagnes de Cormet et de Notre-Dame de la Gorge par laquelle les Piémontais auraient pu descendre en Faucigny. Dans le même temps, les troupes savoyardes se portent sur Aime. Jacques, comte de Brandis, gouverneur de la forteresse de Montmélian rencontre le roi, la capitulation est désormais effective.
13/11
La neige fait son apparition et le temps est si mauvais que les troupes ne peuvent bouger. Les deux parties se rencontrent toutefois au détroit du Compagniel. Les Français tentent de tomber sur le flanc des Piémontais à la faveur d'un défilé non gardé ; ces derniers auraient été probablement surpris si la quantité de neige qui tombait n'avait pas arrêté la colonne dans sa marche. Toutefois le soir, le temps s'étant calmé les Piémontais occupent Montgiraud, Villette et Aime pour venir assiéger le fort de Saint-Jacome.
14/11
Lesdiguières envoie 2 000 arquebusiers dauphinois, commandés par le capitaine Jacques de Chambaud pour occuper et fortifier Montgiraud, et s'opposer à l'avance des Italiens. Ils engagent immédiatement des combats de reconnaissance en particulier à Villette, qu'ils attaquent de front et de flanc, par des précipices à pic, sans pouvoir déloger les défenseurs piémontais. Quelques compagnies du régiment de Créquy prennent le pas de Cel.
16/11
La reddition de la forteresse de Montmélian est effective. Le Roi ordonne aussitôt à Créquy de s'y établir avec sa compagnie et la renforce en la pourvoyant abondamment. Le duc de Sully veut persuader le Roi de démanteler la place, mais un grand nombre de courtisans, qui pouvaient, selon Sully, être aux gages du duc de Savoie la sauvent.
27/11
Le marquis d'Este avance sur Dronero.
28/11
Le marquis d'Este entre dans la vallée de Maïra et chasse les Français de Cartignan, puis marche sur Saint-Damian.
Décembre
09/12
Henri IV arrive à Lyon.
--   
Marie de Médicis rencontre Henri IV à Lyon.
10/12
Henri IV fait ses vêpres à l'abbaye d'Ainay.
16/12
Le fort Sainte-Catherine est pris. Les bourgeois de Genève sollicitent du Roi de France sa démolition : sa proximité incommodait énormément leur ville et les tenaient en une inquiétude continuelle. Pour leur faire plaisir, Henri IV en ordonne la démolition, ce qui fut fait.
18/12
Par manque de vivres, les Piémontais se retirent après avoir perdu, lors d'attaques sporadiques, plus de 200 hommes et 2 positions avancées. Après le départ des troupes italiennes, les troupes françaises resdescendent dans la vallée. La saison ne se prêtant pas aux combats en montagne, les armées partent prendre leurs quartiers vers Montmélian et Sainte-Catherine ; ce même jour, le Roi quitte Lyon pour Paris.
Janvier
17/01
Le duc Charles de Savoie et la France signent un traité à Lyon : le pays de Gex, le Bugey, et la Bresse sont annexés au royaume de France.
Juillet
01/07
Charles Emmanuel Ier de Savoie, par un édit, ordonne la réalisation d'un cadastre.
17/07
Le duc Charles de Savoie et la France signent un traité à Lyon : le pays de Gex et la Bresse sont annexés au royaume de France.
Décembre
11/12
Attaque savoyarde sur la ville de Genève, épisode resté dans l'histoire sous le terme d'Escalade.
12/12
La république protestante de Genève repousse les mercenaires du duc de Savoie Charles-Emmanuel, son suzerain féodal, qui tentent d'escalader les murailles de la ville.
Avril
25/04
La France et la Savoie signent le traité de Brusolo contre l'Espagne et projettent le mariage d'Élisabeth de Bourbon avec Victor-Amédée de Savoie.
Janvier
22/01
Charles-Emmanuel Ier de Savoie créé le port franc de Nice.
Décembre
22/12
La mort de François IV de Mantoue entraine la première guerre du Montferrat entre la Savoie et l'Espagne.
Mai
23/05
Les défenseurs de la ville italienne de Nizza Monferrato résistent avec succès à un siège de neuf jours par les troupes de Charles Emmanuel Ier, duc de Savoie.
Juin
18/06
Traité de Milan pour la restitution des conquêtes effectuées en Montferrat par le duc Charles-Emmanuel de Savoie.
Mars
08/03
Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie créé le Sénat de Nice.
Décembre
01/12
Traité d'Asti, paix entre l'Espagne et le duché de Savoie, au sujet de la succession du marquisat de Montferrat.
Juin
21/06
Traité d'Asti, paix entre l’Espagne et le duché de Savoie, au sujet de la succession du marquisat de Montferrat.
Février
07/02
Traité de Paris entre la France, les États de Savoie et la république de Venise contre l'Espagne.
Mars
06/03
Le roi Louis XIII bouscule les savoyards au Pas de Suse.
Juillet
26/07
Victor-Amédée Ier devient duc de Savoie.
Mars
31/03
Traité d'alliance avec le duc de Savoie, Victor-Amédée Ier de Savoie.
Juin
22/06
Bataille de Tornavento.
Juin
22/06
Henriette-Adélaïde de Savoie épouse Ferdinand-Marie de Bavière.
Juin
12/06
Charles-Emmanuel II, duc de Savoie, meurt, vraisemblablement empoisonné, à Turin.
Mars
25/03
Les fiançailles de Victor-Amédée II de Savoie et de l'Infante sont célébrées à Lisbonne.
Mai
07/05
Le duc de Savoie, Victor-Amédée, reçoit à la frontière de ses états son épouse, Anne-Marie d'Orléans (nièce de Louis XIV).
Avril
12/04
Le duc de Savoie, Victor-Amédée, publie un édit d'amnistie pour les Vaudois qui prend la forme d'un ultimatum.
Décembre
07/12
Le duc de Savoie Victor-Amédée remet les prisonniers vaudois aux Bernois.
Août
18/08
Bataille de Staffarda.
Octobre
28/10
A Savoie s'unit à la ligue d'Augsbourg contre la France.
Octobre
04/10
Victoire française à la bataille de La Marsaille.
Septembre
07/09
Signature de la « Grande Alliance » contre la France à La Haye. Les membres de cette coalition sont les Provinces-Unies, l'Angleterre, l'Empire allemand, rejoints ensuite par le Portugal et la Savoie.
11/09
Marie-Louise Gabrielle de Savoie, nièce de Louis XIV, épouse par procuration à Turin le roi d'Espagne Philippe V.
Novembre
03/11
Philippe V épouse Marie-Louise Gabrielle de Savoie.
Octobre
25/10
Traité de Turin. La Savoie rejoint la Grande Alliance.
Novembre
08/11
La Savoie rompt son alliance avec la France pour s'allier à l'Autriche.
Juin
10/06
Le prince de Bade, le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborough se rencontrent à Mundelsheim, sur le Neckar.
22/06
Le prince de Bade, le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborough font la jonction de leurs troupes près d'Ulm.
Mars
15/03
Siège de Nice (→ 04/01/1706).
Janvier
02/01
Les Français du duc de Berwick prennent Nice aux États de Savoie après un siège d'un mois. Le château de la ville sera détruit.
Septembre
07/09
Eugène de Savoie défait les Français, les Espagnols et les Bavarois au siège de Turin. Dès l'annonce de ce revers, Louis XIV ordonne (trop rapidement) le retrait de ses troupes d'Italie et tente de négocier une paix, sans succès.
Juillet
26/07
Attaques des Savoyards-Impériaux sur le port de Toulon (→ 22/08). L'assaut est repoussé, mais l'escadre française se saborde dans la rade pour bloquer le chenal.
Juin
30/06
Réunification du Montferrat qui passe entièrement sous la maison de Savoie.
Mars
 
Berwick prend le commandement de l'armée du Piémont ; il résiste à Briançon face aux États de Savoie.
Avril
11/04
Traités d’Utrecht entre France et Grande-Bretagne, France et Brandebourg (Prusse), France et Portugal, France et Savoie (1713-1715), négociés pour la France par Polignac, Huxelles et Mesnager. Philippe V conserve la couronne d’Espagne mais cède à l’empire les possessions espagnoles en Italie et aux Pays-Bas. La Gueldre espagnole passe à la Prusse. La France conserve ses conquêtes (elle renonce à ses garnisons au-delà des cols à la frontière avec la Savoie mais reçoit la région de Barcelonnette dans la vallée de l'Ubaye). La France s’engage à démilitariser Dunkerque et reconnaît Anne Stuart, veuve de Guillaume III, comme reine. Le prétendant Jacques III Stuart est expulsé de France. La Grande-Bretagne reçoit de précieux avantages outre-mer (Acadie, asiento noir) et devient la maîtresse des mers. La Hollande, épuisé par la guerre ne peut plus lutter contre elle.
Juillet
13/07
Traités d’Utrecht entre Espagne et Grande-Bretagne, Espagne et Savoie. La Savoie obtient la Sicile, la Grande-Bretagne Gibraltar et Minorque. Philippe V conserve l’Espagne et les colonies, mais doit céder en dédommagement Milan, Naples, la Sardaigne et les Pays-Bas à Charles de Habsbourg devenu l’empereur Charles IV. L’empereur ne peut se résoudre à la perte de l’Espagne, et continue seul la guerre jusqu’en 1714.
Janvier
17/01
Paix de La Haye. Fin de la guerre de la Quadruple-Alliance.
Août
08/08
Victor-Amédée II de Savoie devenu roi de Sardaigne en application du traité de Londres, prend possession, en sus des États sardes de terre-ferme, de l’île de Sardaigne. La Sicile est cédée par la Savoie à l’Autriche en échange.
Mars
24/03
Traité de limites entre la France et le royaume de Sardaigne. La France cède les villes de Seyssel (en partie), Chanaz et La Balme situées sur la rive gauche du Rhône, mais faisant partie du Bugey, en échange de Valserine.
Novembre
15/11
Mariage du futur Charles X de France avec Marie-Thérèse de Savoie.
Août
08/08
1re ascension du mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard.
Septembre
08/09
A Paris, le ministre des Affaires Etrangères, Lebrun donne l'ordre d'envahir la Savoie.
Février
08/02
La Savoie "libérée" devient le Dpt du Mont-Blanc.
Mai
30/05
Par le Traité de Paris, la France conserve Avignon, le Comtat, Montbéliard et presque toute la Savoie.
Mars
16/03
Avec le traité de Turin, le royaume de Sardaigne-Piémont cède plusieurs communautés savoyardes au canton de Genève.
Avril
02/04
Berthollet est membre fondateur de l'Académie de Savoie à Chambéry.
Avril
24/04
La Compagnie des guides de Chamonix est créée.
Avril
03/04
En Savoie des émigrants italiens s'emparent de Chambéry.
Mars
01/03
Napoléon III annonce au Corps législatif son intention de "réclamer les versants français des montagnes" (Savoie et Nice).
Avril
23/04
Les Savoyards votent à 99,77% pour leur rattachement à la France.
25/04
Le plébiscite en Savoie est favorable au rattachement à la France.