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Soule (14 événements)
Soule

(14 événements)

 
Première mention écrite de la soule en France. Le jeu oppose deux équipes qui se disputent un ballon qu’il faut déposer dans un but. C’était certes viril, très viril même, mais tous les coups n’étaient pas permis, comme on le croit trop souvent. La soule, qui passe aujourd’hui pour brouillonne et violente, était en fait très codifiée et pas si barbare que les fameuses « lettres de rémission » le laissent entendre. Les cas évoqués par ces sources sont tous, par définition, des affaires judiciaires, avec leurs cohortes de blessés et même de morts donnant, à tort, l’image d’une mêlée ultra violente. Comme le signalent ainsi nombre de plaignants, « ce n’est comme cela qu’on pratique la soule ».
Juin
 
Jean de Chatillon, comte de Blois, accorde à la paroisse de Chouzy le droit d’organiser un match de soule à l’occasion de la Pentecôte. Ce texte de 1260 reste en usage pendant plus de cinq siècles. À l’image de Chouzy, les paroisses de France obtiennent de leurs seigneurs des jours dédiés aux jeux sportifs, tandis que dans les villes franches, ce sont les édiles qui organisent les jeux. Ces matches constituent une forme de calendrier « officiel », tandis que les parties disputées à la fin de la journée de travail (ou parfois pendant celles-ci…) sont considérées comme des entraînements ou des matches « officieux ». Certaines parties « officielles » drainent des joueurs ou des équipes parfois géographiquement très éloignées ; dans ces cas, les frais de déplacement et d’hébergement sont parfois pris en charge par les organisateurs. La soule, mais aussi la paume ou les barres, la crosse ou les quilles sont ici concernés par cette organisation. Ainsi, pendant plus de quatre siècles, le sport connaît en France une explosion sans équivalent dans son histoire malgré les interdits religieux et royaux, sans grands effets, qui perdurent. Ces derniers sont toutefois bien moins virulents qu’outre-Manche.
Avril
13/04
Le maire de Londres proclame l’interdiction de la pratique du football (soule) « en raison des grands désordres causés dans la Cité ».
 
Le roi d’Angleterre Édouard III interdit la pratique du football (soule) et recommande à ses sujets la pratique exclusive du tir à l’arc.
Juin
12/06
Ordonnance du roi d’Angleterre Édouard III qui interdit la pratique du football (soule)… sans grands effets.
 
Interdiction par les autorités municipales d’Arras, alors sous occupation anglaise, de la pratique de la soule.
 
Raoul, évêque du Trégor, interdit la pratique de la soule dans son diocèse.
 
Le roi d’Angleterre Édouard IV rappelle que la loi anglaise proscrit la pratique des « jeux interdits » comme le football (soule) ou les dés, ajoutant que la pratique du tir à l’arc était pour toute personne robuste un devoir national.
 
Oxford interdit la pratique du football (soule) à ses étudiants.
 
Cambridge interdit la pratique du football (soule) à ses étudiants.
 
Nouvelle proclamation du maire de Londres rappelant l’interdiction de la pratique du football (soule) dans la ville.
 
Le Parlement de Bretagne rappelle l’interdiction de la pratique de la soule, « ce jeu maudit ».
 
Le football (soule) est pratiqué en Angleterre dans les Public Schools comme Eton.
 
La pratique de la soule en Bretagne se cantonne désormais au seul Pays de Lorient où des parties ont lieu jusqu’en 1914.