Août
08/08L'ancien Premier ministre français Georges Clemenceau réagit à l'accord Mellon-Bérenger en publiant une lettre ouverte adressée au président américain Calvin Coolidge. On peut y lire des extraits : « Vous nous réclamez le paiement non pas d'une dette commerciale, mais d'une dette de guerre. Vous savez, comme nous, que nos caisses sont vides… Nous sommes débiteurs, vous êtes créanciers. Il semble que cela soit considéré comme une simple affaire de trésorerie, mais n'y a-t-il pas d'autres considérations à prendre en compte ?… Venez dans nos villages, lisez la liste interminable de leurs morts et comparez, si vous le voulez bien. N'était-ce pas là un « compte en banque » ? La perte de cette force vitale de la jeunesse ?… Comment avons-nous pu ne pas prévoir ce qui se passe aujourd'hui ? Pourquoi ne nous sommes-nous pas arrêtés sous les obus pour convoquer une assemblée de profiteurs afin de décider s'il nous permettrait de continuer à défendre la plus belle conquête de la plus belle des pages de l'histoire ? ».